L’île des pluies


de

Un roman composé en cinq points de vue, un roman des îles de Bretagne sud. Une histoire subtile qui dévore les mémoires.

Résumé :

Une île, sans doute en Bretagne sud, où l’on vit de la pêche. Et où les touristes ne sont pas toujours les bienvenus. Encore moins ceux du continent, qui vivent de l’autre côté des coureaux. Un décès énigmatique en appelle d’autres, peut-être en écho à une mémoire plus lointaine, plus incertaine… Mais comme il n’y a pas de vérité judiciaire établie, le roman porte sur un doute, perçu simultanément par cinq personnages dont les points de vue s’entrecroisent et s’opposent. Il y a ceux qui rêvent d’un paradis de l’entre-soi où l’autre est une menace. Et ceux dont l’esprit nomade ne conçoit qu’une existence sans frontière, ouverte à tous les horizons.

Dans un décor de pluies et de tempêtes, sur le pont d’un chalutier ou sur les sentiers de l’île, fouettés par la bourrasque, deux êtres totalement opposés, se rencontrent et mêlent leur destin au sein d’une fable éminemment politique qui reste une histoire de notre temps.

Un roman d’île avec ses drames et ses passions par un des meilleurs écrivains de Bretagne.

 

Extrait :

« La brume a disparu. Du haut de la falaise qui surplombe le bassin, les bateaux ont l’air de jouets d’enfants. Tous bien alignés, l’étrave amarrée aux anneaux du quai et l’arrière sur une bouée de corps-mort. Je connais leur nom par cœur. Regina coeli. Madone des flots. Santez Anna. Stella maris. Stereden vor… Quelques voiliers en épi sur une tonne, au bout de la jetée, annoncent le début de la saison. On n’est pourtant qu’en mars. Bientôt le port sera surchargé. Le courrier des îles fait son entrée en secouant les bateaux sur son sillage. Arrière toute. L’Hélice brasse à l’envers. La coque vient accoster la cale, dans un remous tourbillonnaire où la vase du fond remonte en grandes corolles noires. Il y a quelques passagers. Des visiteurs, venus pour la journée. Je reconnais aussi quelques îliens qui rentrent du continent. Je reste là, un instant, accoudé au garde-fou qui protège le sentier. »

 

Présentation de l’auteur:

Marc Gontard est écrivain et professeur de lettres modernes. Il a enseigné les littératures frnacophones dans divers universités notamment à Fès (Maroc) et à Rennes II-Haute Bretagne, université dont il fut d’ailleurs le président de 2005 à 2010.

Spécialiste des littératures de langue française et des littératures de l’altérité, c’est un spécialiste de l’oeuvre de Victor Segalen et des littératures maghrébines.

 

Bibliographie :

Essais :

Violence du texte. Littérature marocaine de langue française, Paris-Rabat, L’Harmattan/SMER, 1981.

Nedjma de Kateb Yacine. Essai sur la structure formelle du roman, Paris, L’Harmattan, 1985.

Victor Segalen : une esthétique de la différence, Paris, L’Harmattan, 1990.

Le Moi étrange. Littérature marocaine de langue française, Paris, L’Harmattan, 1993.

La Chine de Victor Segalen : Stèles, Equipée, Paris, Presses Universitaires de France, 2000.

Dictionnaire des écrivains bretons du 20 ème siècle, Presses Universitaires de Rennes, 2002.

La Langue muette. Littérature bretonne de langue française, Presses Universitaires de Rennes, 2008.

Ecrire la crise. L’esthétique postmoderne, Presses Universitaires de Rennes, 2013.

Fictions :

De sable et de sang (roman), Paris, L’Harmattan, 1981.

Territoires de l’obscur (nouvelle), Hôtel Continental, 1993.

Ywona (poème), Hôtel Continental, 1996.

Fractales (roman), Paris, L’Harmattan, 2017.

Granville Falls (roman), Paris, L’Harmattan, 2017.

 

 

Photographie de couverture : Marc Gontard

 

Numéro dans la collection : 7

Dans la collection la société des Gens :

Pas Dieu Possible, Sylvain Chantal

L’en-dessous de l’envers, Olivier Mogueroù

Voilà, voilà, Sylvain Chantal

Le Traité du menteur, Hubert Marécaille

Stella(s), Nathalie Burel

Les vies et les morts de Cléo Stirner, Chantal Montellier

Les 26 premières pages du livre sont en aperçu ci-dessous.

 

Prix: 18 €


Aperçu