La Grande peur du petit blanc


de

Résumé

On parla longtemps d’opération de maintien de l’ordre. Cette guerre-là ne voulut pas dire son nom pendant des décennies, elle n’en fut pas moins cruelle et sans pitié. On crut défendre sa patrie avec panache mais les massacres et la torture remplacèrent les batailles glorieuses. Cette guerre-là tua sans distinction, voisins, amis, frères et pères. Elle laissa des fils seulement habités par une froide vengeance, des mères éplorées et sans espoir. Cette guerre-là frappa en Algérie et en France. Elle continua après 1962 et dura plus longtemps que ce que les historiens et les pouvoirs publics affirmèrent par la suite. D’ailleurs, elle commença également bien avant 1954. La Guerre d’Algérie. Achraf Laïfaoui, Louis Gascogne, Kader et Rochdi Mekchiche l’ont vécue. Ils n’en sont jamais revenus. Ceci est leur histoire. Elle débute en Algérie pour finir à l’usine Citroën à Rennes.

Un avis d’un lecteur, Édouard Mérigaud, sur le livre :

« Il est des auteurs comme des vins, on attend la dernière publication comme un millésime en espérant que cela sera une bonne année !
Et plus l’auteur est bon, plus le niveau d’exigence augmente…
Le dernier Frederic Paulin est de cette trempe « La grande peur du petit blanc » chez GOATER éditions vient de sortir : il était très attendu.
L’action de ce roman, publié dans la nouvelle collection Goater Noire, se situe entre les années 50 et 70 avec pour toile de fond une guerre qui ne portera jamais ce nom et qui a meurtrie de part et d’autres nombre de combattants, nombre de civils et bien au-delà de la signature des accords d’Evian.
Les personnages de Paulin : Achraf Laïfaoui, Louis Gascogne, Kader et Rochdi Mekchiche l’ont vécue. Ils n’en sont jamais revenus et ont eu des trajectoires étonnantes. Leurs histoires débutent en Algérie et finit à l’usine Citroën de Rennes. Amours, haines, intrigues, destins croisés et broyés sont autant de ressorts que nous offre l’auteur dans un livre où l’on retrouve la qualité littéraire et la recherche documentaire de « La Grande Déglingue » et « La dignité des psychopathes ». Ce livre va plus loin qu’un polar ou alors un polar à la Daeninckx : il pose de vrais questions de société.
Vous l’aurez compris : je recommande très vivement la lecture de ce roman, qui apporte des clés de compréhension sur ce conflit.
En introduction, je parlais de millésime : celui-ci est exceptionnel. C’est également un bon cru : la terre éditoriale a changée ; son exposition est en plein soleil ; la teneur et la tenue de cet ouvrage sont excellentes.
« 

Prix: 20 €