La dignité des psychopathes


de

Résumé :

En août et septembre 1944, alors que les Alliés progressent vers Paris, le ban et l’arrière-ban de l’État collaborationniste prennent leurs jambes à leur cou. Les Allemands acceptent de les emmener dans leur retraite précipitée. Tous se retrouvent bientôt à Sigmaringen, petit bout de France pétainiste. Là, on retrouve le vieux Maréchal muré dans son silence et un Pierre Laval au bout du rouleau. À leurs côtés, les jusqu’au-boutistes de la dernière heure : Déat, Brinon, Darnand et ses miliciens, Doriot et ses troupes du Parti Populiste Français…

Dans la ville, au pied du château, les petites mains de la collaboration semblent déjà plus résignées. Des petites gens bien médiocres que soignent un toubib de fortune, l’écrivain Louis-Ferdinand Céline.

Quelque part dans ce microcosme au bord du précipice, se trouve Albert Mordefroid. Inutile secrétaire de rédaction dans un journal pro-nazi, il s’accroche désormais à l’absurde promesse qu’il s’est faite quatre années auparavant : régler son compte à celui qui a écrasé son chien. Mais celui-là n’est autre que Jacques Doriot, le chef du PPF, champion allemand du nouvel État français.
Mais, alors que les nazis et leurs séides vont rendre gorge, les prochains vainqueurs s’occupent de préparer l’avenir. Pour ce faire, espions, agents doubles et triples intriguent sans cesse. Recruté par les services secrets de la France Libre Albert Mordefroid devient le jouet de forces qui le dépassent. Mordefroid va apprendre qu’on ne retourne pas impunément sa veste…

La critique :

« Devant ce style goguenard et sarcastique, on pense à Audiard pour les dialogues finement ciselés et les réparties cinglantes. Vient également à l’esprit la référence à Céline évidemment, à cause de tournures argotiques. Paulin a fait du docteur Destouches un personnage de roman proche de son propre mythe, surtout quand on a en tête l’autoportrait de Nord. On pense aussi à Pierre Siniac (1928-2002), auteur de polars qui affectionnait aussi ce ton drolatique proche de l’ « hénaurme » et qui avait aussi rendu un hommage remarqué à l’auteur de Voyage au bout de nuit dans Ferdinaud Céline.

Tout cela donne une comédie humaine noire et rigolarde où l’auteur met à profit sa profonde connaissance de la période — des péripéties de personnages historiques comme Doriot ou Céline jusqu’à l’intitulé des grades SS — pour mieux nous distraire. Un bon petit livre à lire pour se détendre, loin des grilles de lecture conformistes sur cette période. » Sylvain Bonnet, salon-littraire.com


Présentation de l’auteur :

Frédéric Paulin est l’auteur qui monte dans le paysage du polar. La dignité des pysychopathes est sans doute l’une de ses œuvres importantes. Épuisé trop vite pour cause de faillite de l’éditeur Alphé, ce roman méritait une nouvelle édition entièrement revue.

Frédéric Paulin a été lauréat en 2014 du Grand prix du roman « Produit en Bretagne » pour La Grande peur du petit blanc, un prix délivré par les libraires de Bretagne à l’unanimité. Son dernier roman 600 coups par minute était finaliste du prix « Polar » du roman francophone 2015 au Festival de Cognac. Une adaptation cinématographique de ce texte est en court.

Illustration de couverture de Pierre Macé

Prix: 18 €


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