Jabadao


de

Dès la première minute de son veuvage, Katell Dalenn avait senti son chagrin s’effacer devant la joie de posséder le plus beau domaine de la Feunten Yen et d’en être seule maîtresse. Et sa joie demeure jusqu’à l’arrivée à l’âge d’homme de son fils unique Ener, jusqu’au soir où le curé de la Rivière Froide lui annonce qu’Ener entend épouser Gaud ar Gwen, une fille des Collines Brûlées, de notoriété publique peuplées de miséreux.
Sans l’intervention du prêtre, elle s’y opposerait mais il la convainc de faire bonne figure et elle prépare les noces auxquelles sont invités les gens du pays roussi. Pourquoi faut-il que leur maire veuille damer le pion à ceux de la Rivière Froide ? Ce qu’invente sa femme pour y parvenir attise le feu d’orgueil et d’amour de l’or qui couve dans le coeur de Katell. Il grandit, ce feu, tout le temps que se déroulent les rites de mariage pour éclater au dernier moment.
Il en est un, joyeux, qui veut que la fiancée se cache et que le fiancé la cherche. Quand Katell ne se retient plus de maudire ses enfants, Gaud disparaît pour la troisième fois.
Alors la quête recommence, plus ardue, plus poignante. Et si ne s’en mêlaient des âmes pures comme la femme du bedeau ou la bergère de Mine Garo, qui sait comment finirait l’histoire de ce mariage breton où réel et fantastique se confondent, unis par le grand souffle de la légende?

Une parfaite réussite romanesque couronnée par le Prix Femina en 1951.
Soixante douze ans après, ce récit n’a rien perdu de son intensité ni de son mystère et le style garde une étonnante modernité.

L’autrice :

Fille de Jean de Tourville et de Marie Lesage de la Haye, elle est née le 26 août 1910 à Bais (Ille-et-Vilaine). Elle a passé son enfance au manoir de Carivan, en Morieux puis à la villa « Les Lauriers » à Saint-Servan. Vers 1966, elle s’installe à Dinard d’où elle ne repartira qu’à la fin des années 1990 pour retrouver son village natal. Elle y vivra paisiblement jusqu’à sa mort le 24 septembre 2004 à Vitré (Ille et Vilaine) chez les enfants d’amis qui l’aidèrent, elle et sa famille pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ses romans, campagnards comme Jabadao, qui lui valut le Prix Femina, ou maritimes comme Matelot Gaël, se passent dans une Bretagne à demie réelle et à demie rêvée.
Dessin de couverture : Lucie Roullier

Maquette : Mélodie Thomas

Co-direction de collection et préface : Gaëlle Pairel

 

Pour un matrimoine littéraire en mouvement

Les éditions Goater et Gaëlle Pairel créent une collection poche – Les UniversELLES – dédiée au matrimoine littéraire en Bretagne, à la (ré)édition des œuvres des autrices en Bretagne.

Ce projet éditorial fait suite à la parution de l’anthologie Femmes de Lettres en Bretagne, matrimoine littéraire et itinéraires de lecture (éditions Goater – mai 2021) et du mémoire universitaire de Gaëlle Pairel qui acte l’existence d’un matrimoine littéraire en Bretagne (Rennes II – 2014) dont elle définit les contours et les caractéristiques.

Romans, pièces de théâtre, essais, poésie, récits de voyage, correspondances, ces autrices traversent tous les genres littéraires, toutes les époques, toutes les frontières. Leurs voix singulières constituent une richesse littéraire, racontent l’histoire, font mémoire de nos territoires de Bretagne, du Canada, de Nouvelle-Calédonie, de Paris ou du Limousin. Elles sont d’ici et d’ailleurs et nous emportent dans leurs univers littéraires talentueux et pluriels.

Les UniversELLES s’adressent à tous les publics avec une attention toute particulière portée vers les jeunes générations afin de les sensibiliser à leur matrimoine et aux œuvres littéraires remarquables qui le constituent.

Pour inaugurer cette collection au printemps 2023, nous publions la romancière Anne de Tourville et l’auteure jeunesse Yvonne Meynier qui entrent en littérature en 1944 et participent au renouveau littéraire de l’après-guerre.

Cette collection a bénéficié du soutien de la Région Bretagne.

 

 

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Prix: 9,5 €


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